01.11.2006
L'alphabet du bout du monde
Pour aller au bout du monde, il existe une carte. Si.
Le mieux est d’aller voir. Mais cette carte ne ressemble pas à un plan, on dirait plutôt un dictionnaire. Je me suis Assise avec Appétit (pardon je bégaie) dans la Salle des livres larges pour y déplier l'objet. Autant dire que le Bout du monde n'est pas vraiment praticable. Il dépasse même de la table de lecture.
En suivant le chemin qui mène de la Première à la Dernière lettre imprimée, on peut Facilement tourner en rond dans son propre Nuancier comme un dédaltonien. Mieux vaut aller tout droit dans le désordre des Lettres pour atteindre cet Endroit imaginé. Pas besoin de Valise , même dans sa propre illusion, l’intelligence et le cœur suffisent pour voYager . C’est sur, la route est encombrée par des Quantités de prodiges, des mondes qui tiennent tous dans un dé à Koudre (ouaip je place mon K où je veux) et des grains de poussière de la taille de Wagons de marchandise. Sur la Route du bout du monde, il y a aussi un Théâtre plein de Courants d'air où se Joue Phèdre comme un pornO en séance continUe. Le choeur est Invisible mais ses Soupirs restent en mémoire longtemps après le dernier vers. Ce souvenir est une Vague et ce fluX est la vie.
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19.10.2006
Le cytheriseur de textes, pleine puissance
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12.10.2006
Je l'emmènerai à Bergen
Je l’emmènerai à Bergen parce que je n'y ai pas de souvenirs, pas de musique, pas de femme, pas d'histoire à raconter. Je l'emmènerai à Bergen parce que le mot est léger, parce que six lettres suffisent à faire danser les macareux au-dessus des maisons comme des couleurs envolées. Je l'emmènerai à Bergen parce que la roche tombe dans la mer et que c'est un que mélange à nous, parce que j'aime les ports et qu'elle aime les glaciers. Je l'emmènerai à Bergen parce que je veux lui dire qu'aucune onde n'a jamais plagié ses yeux. Je l'emmènerai à Bergen parce que la terre a découpé des anses pour nous parler, parce que les noms des rues ressemblent aux dessins de nos enfants, parce que la ville a la douceur de la vie naturelle qu'elle abrite en secret.
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04.10.2006
Le cytheriseur de textes
Je réalise, dans mon sous-sol, les tests d'un instrument absolument irrévérencieux : le cytheriseur de textes. Le CDT transforme les textes hétéros en textes homos. Voilà le résultat d'un essai opportuniste sur Le dahlia noir de James Ellroy ( puisque l' adaptation cinéma sort le 08 novembre avec Mia K. et Hillary S.). Le CDT peut être utilisé sur toutes les séquences hétéro-lexicales sans modération, son application est illimitée et n'a aucune ambition littéraire, contrairement aux crèmes de soins son seul principe actif est le plaisir .
Avant:
" Kay mit la tête en arrière et regarda le plafond. Tout en soufflant ses ronds de fumée, elle dit: - J'étais folle de toi, comme une collégienne. Bobby De Witt et Lee me traînaient toujours aux matches de boxe. J'apportais mon carnet de croquis pour ne pas me sentir comme une de ces bonnes femmes qui lèchent les bottes de leurs jules en prétendant qu'elles aiment ça. Moi, ce que j'aimais c'était toi. La manière dont tu te moquais de toi-même avec les dents, la manière dont tu tenais ta garde pour que l'autre ne te touche pas. Puis tu t'es engagé dans le service et Lee m'a raconté qu'il avait entendu dire que tu avais dénoncé tes amis japonais. Je ne t'ai même pas haï pour ça, simplement ça te rendait un peu plus réel à mes yeux. avec les zazous, c'est pareil. Tu étais le héros de mon livre de contes, seulement, ce n'était pas un conte, c'était vrai, tous ces petits morceaux, ici et là qui se mettaient en place. Après, il y a eu le combat, et même si je ne pouvait pas en supporter l'idée, j'ai dit à Lee d'accepter, parce qu'à mes yeux ça voulait dire que nous trois ensemble, il fallait que ça se fasse"
Après:
Kay mit la tête en arrière et regarda le plafond. Tout en soufflant ses ronds de fumée, elle dit: - J'étais folle de toi, comme une collégienne. Sara et Joan me traînaient toujours aux soirées du Planet où tu faisais une apparition. Je n'étais jamais trop près de la scène pour ne pas me sentir comme une de ces groupies qui auraient léché ta guitare en prétendant qu'elles aiment ça. Moi, ce que j'aimais c'était toi. La manière dont tu te caricaturais en tant que guitariste , la manière dont tu renversais la tête sans qu'elles parviennent, au premier rang, à caresser tes cheveux. Puis tu t'es engagée dans cette tournée et Joan m'a racontée qu'elle avait entendu dire que tu avais sabordé le travail des féministes. Je ne t'ai pas haïe pour ça, simplement ça te rendait un peu plus réelle à mes yeux. Avec la women’s league, c'est pareil. Tu étais l'héroïne de mon livre de contes, seulement, ce n'était pas un conte, c'était vrai, tous ces petits morceaux, ici et là qui se mettaient en place. Après, il y a eu ce concert en Europe, et même si je ne pouvais pas en supporter l'idée, j'ai dit à Joan que j'acceptais de vous suivre , parce qu'à mes yeux ça voulait dire que nous trois ensemble, là-bas c’était possible.
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03.10.2006
Artemis au stade

00:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Jodie Foster


