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10/05/2007

Eloge des ratures

A force,

je donne de plus en plus de valeur au battement [au vivant] [ et de moins en moins à l’abstraction] [aux conventions] en cherchant avec précaution tous ses contenants [mais jamais sa substance] comme réponse [comme alternative] à ces questions [au temps qui passe] qui refusent de se laisser taire. Dans ces endroits [ces cachettes derrière l’arène] où nos journées parfois se rencontrent, j’attends le moment où tes pensées [humeurs] se défroissent [se rembobinent, puis clic] pour interroger les miennes [m’expliquer les leurs] et me donner du matériau pour écrire. Des signes barrés, j’en ai plein les poches de mon jean [mon carnet vert, perdu avalés par les mondes impossibles][ semé le long des frontières intimes][ superposé à tes lettres, vendu en low cost ] et tu as la liberté de refuser de décoder ces va-et-vient [de me répondre encore], parfois trop émotifs [si contradictoires].

Mais, chaque matin, lorsque je m'arrête à l'angle de ton bureau et regarde les feuillets de la veille, je sais qu'à travers nos ratures, il y a un boarding pass grâce auquel je suis embarquée à bord du véhicule mystérieux et instable qui parcourt inlassablement la route de ta pensée à tes mots

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Écrit par : Sacha | 06/06/2007

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