25.04.2007
Irène à Phira

L'hydroglisseur est désormais sponsorisé par Vodaphone, mais Irène n'a pas changé. Elle pose ses mains sur le muret qui la sépare de l'Egée, absolument offerte à l'écoute d'un appel. Sa réalité se laisse déborder par cette poésie intime et authentique contenue dans les vents et, comme à chaque fois, elle ouvre ses mains aux visiteurs. Hospitalière, elle laissera ses hôtes prendre leur place en leur faisant croire qu'ils ont choisi de le faire. Irène sait qu'aucun échange n'est anodin, sa parole est acquise aux étrangers (philoxenia, rooms to rent) et elle veille à ramener dans sa nasse les questions égarées par les malfaçons des traductions trop rapides.
Ti perimenis. Et si tu attendais un peu?
Il est temps d'allumer la dernière karelia du paquet, une lampe à huile, un bâton d'encens, ce souvenir éteint à Thessalonique, pour comprendre la ponctuation grecque: un rappel cyclique au passé.
22:35 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : grèce



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Ecrit par : Sacha | 06.06.2007
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