Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

04/10/2006

Le cytheriseur de textes

Je réalise, dans mon sous-sol, les tests d'un instrument absolument irrévérencieux : le cytheriseur de textes. Le CDT transforme les textes hétéros en textes homos. Voilà le résultat d'un essai opportuniste sur Le dahlia noir de James Ellroy ( puisque l' adaptation cinéma sort le 08 novembre avec Mia K. et Hillary S.). Le CDT peut être utilisé sur toutes les séquences hétéro-lexicales sans modération, son application est illimitée et n'a aucune ambition littéraire,  contrairement aux crèmes de soins son seul principe actif est le plaisir .

Avant:

" Kay mit la tête en arrière et regarda le plafond. Tout en soufflant ses ronds de fumée, elle dit: - J'étais folle de toi, comme une collégienne. Bobby De Witt et Lee me traînaient toujours aux matches de boxe. J'apportais mon carnet de croquis pour ne pas me sentir comme une de ces bonnes femmes qui lèchent les bottes de leurs jules en prétendant qu'elles aiment ça. Moi, ce que j'aimais c'était toi. La manière dont tu te moquais de toi-même  avec les dents, la manière dont tu tenais ta garde pour que l'autre ne te touche pas. Puis tu t'es engagé dans le service et Lee m'a raconté qu'il avait entendu dire  que tu avais dénoncé tes amis japonais. Je ne t'ai même pas haï pour ça, simplement ça te rendait un peu plus réel à mes yeux. avec les zazous, c'est pareil. Tu étais le héros de mon livre de contes, seulement, ce n'était pas un conte, c'était vrai, tous ces petits morceaux, ici et là qui se mettaient en place. Après, il y a eu le combat, et même si je ne pouvait pas en supporter l'idée, j'ai dit à Lee d'accepter, parce qu'à mes yeux ça voulait dire que nous trois ensemble, il fallait que ça se fasse"

 Après:

Kay mit la tête en arrière et regarda le plafond. Tout en soufflant ses ronds de fumée, elle dit: - J'étais folle de toi, comme une collégienne. Sara et Joan me traînaient toujours aux soirées du Planet où tu faisais une apparition. Je n'étais jamais trop près de la scène pour ne pas me sentir comme une de ces groupies qui auraient léché ta guitare en prétendant qu'elles aiment ça. Moi, ce que j'aimais c'était toi. La manière dont tu te caricaturais en tant que guitariste , la manière dont tu renversais la tête sans qu'elles parviennent, au premier rang, à caresser tes cheveux. Puis tu t'es engagée dans cette tournée et Joan m'a racontée qu'elle avait entendu dire que tu avais sabordé le travail des féministes. Je ne t'ai pas haïe pour ça, simplement ça te rendait un peu plus réelle à mes yeux. Avec la women’s league, c'est pareil. Tu étais l'héroïne de mon livre de contes, seulement, ce n'était pas un conte, c'était vrai, tous ces petits morceaux, ici et là qui se mettaient en place. Après, il y a eu ce concert en Europe, et même si je ne pouvais pas en supporter l'idée, j'ai dit à Joan que j'acceptais de vous suivre , parce qu'à mes yeux ça voulait dire que nous trois ensemble, là-bas c’était possible.

Commentaires

(les commentaires de ce post ne sont plus disponibles, nda)

Écrit par : Sacha | 06/06/2007

Les commentaires sont fermés.