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27/09/2006

Minuit passé Frontenac

00ec5e5046e11f7d44d28327f726d633.jpgAube aux mèches blanches a posé un verre devant moi « on dirait qu'elle a un kick sur toi,  là-bas ». Ici pour moi tous les bars s'appellent la coureuse des grèves: je m'enivre d'abord des mots. « c'est une bonne place pour cruiser là, mais si tu veux placoter aussi...». Les mots semblent hospitaliers : on connait leurs imaginaires, leur musique avant de comprendre leur sens. Cette familiarité est aussi un traquenard, vouloir s'approprier leurs usages, plutôt pelleter des nuages ...

« Où t’as crissé ta blonde ? A Paris ? c’est platte… » Elle rit « tu viens badtripper ici alors… squalle la poulie, je reviens ». Je pourrais rester là toute la nuit à laisser venir des mots en infraction. ,  une série de permutations intuitives et décalées se combinent comme la fumée et la menthe dans ma bouche. «  Non, je ne rêve pas de frencher cette fille, mais j’ai un fun noir à la regarder ». Comme j’étais ben smatte, avant de flyer vers d’autres clientes, Aube m’a donné un conseil « être loin de sa blonde, c’est rien que du trouble… ».

Minuit passé Frontenac, moi aussi je disparais dans les lendemains de la veille.

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Écrit par : Sacha | 06/06/2007

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