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20/12/2006

Approche fractale du désir

5bc33a2c3a7029499b1eae441236552d.jpgIl paraît que des fractales sont observables dans la nature. Un jour, en Cornouailles, j'ai vu un théâtre construit à ciel ouvert devant le miroir froissé de la mer. On y jouait Shakespeare au printemps. Ce théâtre méchamment embrassé par le vent contenait presque tous les désirs de ma vie de jeune femme. Ils étaient infinis dans un espace fini, leur tracé était irrégulier, hésitant mais promettait des tas d'aventures. Cette journée de novembre, je ne  savais pas encore que cette insatiété n'allait pas varier quel que soit le changement d'échelle. Les nuages, la ligne de côte, les fougères, mes vaisseaux sanguins: tout pouvait reproduire une idée des turbulences.

En regardant à l'ouest, j'étais à la limite de l'ivresse des départs. Des routes submersibles, des ports à étage, un  irish cob noir et blanc et des odeurs de cuisine, puis des filles qui ne parlent que l'anglais (il suffisait de sourire). Le sud promettait d'autres théatres, une salle à colonnes où l'on peut dévider sans fin son rêve dans une fontaine octogonale de mots. Le silence contemplatif du megaron de la reine opposé au rire d'Andreas le moins discret qui soit ( même au coeur de la plaka). A l'est, les marches étaient disjointes, herbeuses et les bancs de pierre s'effondraient sur eux-mêmes comme si le temps était passé plus vite. Toutes les brisures du jour présent.

En regardant au nord, je ne me souviens plus, j'attendais peut-être de te voir?

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Écrit par : Sacha | 10/06/2007

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