Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/02/2009

Objet amoureux

La brique qu'elle lance fait irruption dans mon espace brisant quelque chose au passage ( ma rêverie, ma conversation, mon moment, mon écriture etc.) et prend la forme d'un pan de réalité brute, étranger, presque obscène qui a chuté et se tient maintenant là ( dans ma rêverie, ma conversation, mon moment etc.). Par cette action très directe ( telle joie, telle peine) elle, l'amoureuse, rappelle qu'elle existe ici aussi et que son improvisation ( n'importe quel « jeté de cube ») est un moyen d'entrer en relation .

(1) D'abord je nie l'existence du cube: il va repartir aussi vite qu'il est venu puisqu'il me gène. Il fait obstruction à mon désir égoïste ( d'être seule, d'être obtuse, d'être ailleurs, de mystifier etc.) et je l'ignore comme une requête incertaine et préfère mettre son appel en sourdine ( je manque d'empathie ). (2) Quand je réalise enfin qu'il est là, l'objet amoureux, et que mon univers manque d'étanchéité (pardi, puisque j'aime), tout change, tout prend une autre direction ( une autre signification) qui reste pourtant impénétrable à cet instant (3) Je m'interroge sur les moyens d'intégrer (de faire disparaître) le cube : l'englober (pudiquement) ou le renvoyer (lâchement) à son expéditrice alors que je devrais plutôt m'interroger sur les raisons de son existence entre elle et moi .(4) Curieusement, lorsque je renonce à vouloir détruire le cube ( je le considère), il disparaît.