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04/11/2009

Catimiracles

219.jpgLe catimiracle est un étonnement solitaire.

Imprévu et intériorisé, il n’est pas nécessairement lié à un plaisir même s'il est plutôt positif. Il  rappelle qu'il existe des similitudes sous la surface ébahie de certains moments. L'étonnement passe, la structure s'enracine.

Je suppose qu’on pourrait en faire une taxinomie personnelle -catimiracle des sens, de l’enfance, du langage, des hôtels, de l'attente, d'un amour.

Trouver le mot qui porte la phrase aux nues , après avoir barboté longtemps.

En forêt, prendre une feuille pour un cèpe ( et réciproquement).

Capter le regard de compassion d’un inconnu à un autre en plein embarras, ou à Châtelet les Halles station orgiaque.

Capter le regard d'un nageur sous l'eau.

Une caresse soudain débarrassée des promesses encombrantes du langage.

Un mot soudain débarrassé des promesses encombrantes du corps.

Elucider la légende d’un dessin d’école, elle dit « jeux de musclement ».

Se souvenir par ricochet des sens. Le nom d'une ville grâce à un chant, d’un fleuve grâce à un parfum ( en faire une expérience: le Tage, Ph neutre). Se souvenir d'un plaisir grâce à une douleur.

Se souvenir par procuration (grâce à lui, particulierement aujourd'hui). Le bassin d’Arcachon avant guerre.

Rougir d’une ingénuité ( de préférence celle d’une femme). Réaliser que l’on rêve en rêve.

Toute bienveillance qui vient surprendre et mordre un trop long moment de solitude.

Commentaires

Oui.
L'étonnement. Heureux hasard.

Écrit par : Marion | 01/12/2009

Preuve que l'étonnement est toujours une ville-frontière
...où l'on se balade souvent en solitaire.

Écrit par : Sacha | 02/12/2009

Les commentaires sont fermés.