Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

30/06/2012

Genre

En ce week-end de marche des fiertés où la joie s’imprègne de militantisme, c’est le moment de partager la fable "l'arobase et l'esperluette" consignée par Gérard Genette dans son dernier opus qui apporte une ardente contribution au débat sur la question du genre.

"Une @robase aimait une e&sperluette, et, ce dit-on, elle en était aimée

Mais, un beau jour, cette étrange bluette, fut découverte et fort blâmée,

Quoi, disait-on, ce feu contre-nature, où tant de paille allume tant de foin

Nous priverait d'une progéniture, dont la pays a tant besoin?

Heureusement, poète aux idées larges, ayant vu le cas tourner au vilain,

Raymond Quenelle inscrivit dans la marge: Arobase est un nom masculin.

Ainsi réglé par décret poétique, notre affaire eut un heureux dénouement,

Car, reconnus couple typographique, nos deux amis eurent beaucoup d'enfants.

Moralité: amants, heureux amants, la fable est-elle obscure?

Accouplez-vous sans embarras, de votre sexe n'ayez cure,

Un poète s'en chargera".