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10/04/2013

En pause

EscalierMarin - Copie.jpgPiste bleue , Thera.

"Je suis sur que ces lieux redeviennent sans cesse fertiles par la seule résolution de se mettre en route et d'avoir le sens du chemin. Je n'y rajeunirai pas. Nous n'y boirons pas l'eau de jouvence. Nous n'y serons pas gueri(e)s. Nous n'y verrons pas de signes. Nous y aurons simplement été. Nous aurons vu en ces lieux les choses se transformer/..

J'ai besoin de ces lieux, je les désire. Et mon désir que veut-il? Rien que de l'apaisement. " P Handke ( L'absence) .

09/05/2012

Des natures froides

Olga.jpgA cet endroit, le fleuve est tellement large et la glace si épaisse  que les promeneurs y ont creusé un chemin. Semaine après semaine, il  laisse apparaître ses ornières durcies dans le lit avant de disparaître au loin derrière un promontoire, une île. Justement Théophile Gautier écrivait  lors de son voyage en Russie que « rien ne distingue ce fleuve de la terre ferme »  puis chipotait  « si ce n’est ça et là, le long des quais, pareils à des murs, quelques bateaux qui hivernent surpris par les froids ».

Et la rive ? On l’avait oubliée mais elle  se tient derrière un  escalier aux marches  jaunâtres et brillantes taillées directement dans  l’eau qui descend le long de la muraille d'une prison. Comme toutes les prisons, le lieu est sinistre et suinte l’histoire. Ses cellules entraperçues par les meurtrières situées sous le niveau du fleuve ont mis au supplice de malchanceuses princesses. L'accès qui donne sur l’eau était appelé "porte de la mort", au moins c’est clair.  Aujourd’hui les promeneurs viennent s’y tenir la main et contempler la vue depuis l’avancée en forme de croix sans arbres. Descendre le chemin sur l'eau et les deux ne font qu'un. Ce fleuve  supporterait-il tout quand notre hiver français est si las ? En Russie lorsque le pied tâte le sol , il est solide sous la poudre. Ce n’est ni la terre ni la mer, c’est une avenue blanche dont la vie est immobilisée et s’encadre  dans la ville. Aucun apparat, aucune tentative de plaire dans ce tableau. Sa beauté est froide. Quelque chose est prisonnier là-dessous et s’offre aux pas d’un hiver interminable parmi tous les autres hivers où des silhouettes glissantes se sont habituées à disparaitre.

Le plus surprenant n’est pas de marcher sur l’eau (quand même) mais de retrouver ce paysage dans le visage d’Olga.  Il est immense et pris dans d'autres glaces.  Il n'a pas besoin de mots pour expliquer qu'il emprisonne exactement le même tumulte, sans la moindre trace de passion.  Rien de plus personnel que les correspondances sensibles, se dire ( et c'est fugace) que « tout se tient ».


Le visage d’Olga peint par son père Nesterov ressemble à la Neva. « Ce n’est pas un doux charme, un rêve printanier. C’est un subtil poison de songes inutiles » Annenski.

17/12/2011

Chemins dans la ville

Chemins.jpgDescendant à la station Palais-Royal ce matin aux alentours de huit heures, je me rappelais instantanément tous les matins où, descendant à la station Palais-Royal aux alentours de huit heures, trois chemins s’offraient à moi, secrètement bornés comme le carrefour d’une grande route forestière.

1 A droite, remonter à l’abri de la façade qui cloisonne le jardin par la rue de Valois jusqu’à l’immeuble où je travaillais sous un toit protégé des marchands de biens par son classement aux monuments historiques. C’était le trajet le plus court, sans aucune distraction, aucune perspective, le trajet simplifié, celui qu’il était possible d’emprunter en courant en retard entravée. Le décor devient presque inutile : ici seul le parcours compte.

A gauche 2 consistait à passer devant la librairie delamain encore fermée et s’arrêter devant sa vitrine : elle reflète la vie qui passe  dans la rue autant que le fruit de son immobilisation dans les mots. Lever les yeux vers l’espace vide entre les rayonnages, le parquet et l’échelle montant aux étagères. L'endroit est simple et beau. Je la croisais ici sans le savoir,  elle ignorait tout de ce qui pourrait éventuellement nous lier par la suite. L’empan de son manteau d’hiver libérait l’espace lorsqu’elle traversait en silence. J’avais le nez plongé dans l’incipit mais la présence de l’autre, on le sait, change la lecture car elle accroche les sens au passage, obligeant à mélanger l’histoire écrite avec celle qui se prépare dans la réalité. La librairie comme lieu de rencontre, voilà une légende qui déperira avec la mode des liseuses électroniques sevrées du papier et shootées au doigté digital. Derrière la comédie française, entrer par le péristyle qui est un point de passage indispensable. Ici peu importe la sortie, c’est un trajet interrompu dont seul le centre compte (un jardin noyautant un palais qui poursuit une histoire démarrée à l’intérieur d’une ville) Raconter.

En face 3 le dernier chemin traversait le patio vide  à cette heure et slalomait entre les colonnes de Buren pour emprunter la galerie de Montpensier et faire le grand tour. Le tour royal qui laisse le temps d’observer le même endroit depuis les quatre côtés avec quelques minutes d’écart. Le cercle du bassin luisant de pluie, les branches noires, les troncs alignés comme décalcomanies des grilles. J’ai toujours trouvé une forme de consolation dans la répétition, mais en marchant à pied le long d’un parcours archiconnu, maitrisant son propre rythme et imprimant une allure choisie à la ville, c'est mieux que ça, c'est y trouver physiquement et émotionnellement son compte.

 

[joyeuses fêtes]

07/07/2011

Saudade

lisbonneIl me dit que le fado est une émanation de cet état d’âme flou et ancestral propre aux portugais, la saudade. Je devrais le croire : il est né ici, ce Lisboète! Pourtant je reste persuadée du contraire: que la saudade est apparue le jour où tel(le) a écouté une femme chanter du fado dans une cave au cœur même de l’Alfama et n’a pas réussi à choisir les mots pour décrire son sentiment. Qu’elle (qu'il) s’est sentie à cet instant sans passé, sans avenir, sans possession et sans responsabilité. Sans consolation à part l'émotion du moment, donc parfaitement dans la réalité.

 Bel été à toutes et tous

25/04/2011

Calotropis

Calo.JPG

Comment une plante aussi belle peut-elle être aussi nocive ? Celle-là porte bien son nom vernaculaire : pommier de Sodome.  Source de latex, silhouette mauve et languide, toxique par ingestion, toxique par frottement, utilisée dans l’antiquité pour rendre aveugle par petites expositions régulières. Remarquable supplice de lenteur qui laisse à la beauté tout le temps de se faire haïr.  Au milieu de l’aridité et des périls du désert, elle tranche par sa taille qui en fait un repère,  ses grandes feuilles  de chair pâle flottent au milieu du labyrinthe de sable comme des lambeaux de lune derrière lesquels brillerait l’éclat de maladives améthystes. C’est sûr, l’envie nous prend d’approcher pour toucher cet épiderme tiède et respirer ses vagues effluves florales avant de s’indigner qu’elle puisse corrompre. Un danger miroitant parmi une multitude d’autres dangers moins reluisants  et voilà qu’on a bêtement tendance à se faire prendre.

20/03/2011

Le quart vide

 

IMG_1702.JPGIl était trop tôt pour écrire.

Pour un croquis, papier trop humide. Dans le désert les premières lueurs du soleil n'assèchent pas encore la rosée abondante posée sur le sable comme une gaze moite et perlée. La chaleur nait des couleurs avant même que la température ne s'élève d'un seul degré. Elle flambe dans la matière, le long des courbes, elle est rouge, ocrée et pommelée, elle est marquée de plaies ouvertes par les brindilles poussées par le vent, parcourue de frissons errants, piquetée de traces d’animaux et d’insectes disparus au fond des trous. Ce matin-là, les corps se dénouaient comme des reptiles dans les sacs de couchage miraculeusement déplacés par les ondulations nocturnes du sable sous les tentes. Peut-être qu'à cet endroit les dunes font plus de dix mètres mais le vertige n’existe pas sur leur crête. Une femme se balançait là-haut pieds nus, petite taille,  agile,  silhouette coupante comme le fil d’une herbe et des yeux sombres profonds où perçait une pointe d’argent. Un foulard lui couvrait les cheveux et enserrait son cou pour finir sur la nuque d'un même nœud de tissu. Exercice de pliage en torsade qu'elle tenta de nous apprendre avec quelques mots d’arabe, forçant une nature qui ne prêtait pas vraiment à la patience. Elle renâclait tant à la parole qu’à côté d’elle les bédouins me semblaient chaque jour un peu plus volubiles.

J’ai entendu beaucoup de choses sur elle. On dit qu’elle a joué son nom aux dés à Paris avec Mohamed Bin El Mour, qu’elle a perdu et qu’il la nomme dorénavant par ses initiales. Qu’elle a vu à l’œil nu le désert verdir en quelques heures après qu’une pluie torrentielle se soit abattue dans le Hoggar. Et qu’elle a failli mourir ? a été sauvée par l’instinct de protection d’une chamelle blanche! Qu’elle est généreuse, égoïste, fière, pressée, abrupte et qu’elle dénigre les échanges paresseux. Elle rejetait simplement l’introspection  - ah suffocante- et se souciait peu des plaintes de ceux qu’elle avait pris sous son aile, tout en faisant preuve d’une grande détermination et d’un attachement redoutable à ses idées . Son caractère m’est égal, je l’aimais déjà comme cette étrangère qui détenait un incomparable secret. Personne sur le camp ne pouvait ignorer l’endroit où elle avait l’intention d’aller sans nous : dans le quart vide. Ici c'est comme ça que s'appelle cet endroit tout au sud,  les autres disent « le désert des déserts »* ou plus laconiquement : les sables. Traverser cette immensité,  plus de mille kilomètres chevauchant sans scrupule politique ou économique les frontières de plusieurs pays, c’est une histoire de fierté, de liberté et de fascination, un goût du voyage totalement immaculé. Seule cette pureté la faisait soupirer, et croire aux légendes comme ce troupeau de chèvres englouti en quelques minutes par les sables mouvants [ ça n'en était pas une] .

Ce matin-là, lorsque nous prîmes le petit déjeuner, assis en cercle sur un tapis, entourant de mille précautions la bouilloire en cuivre et le plat de dattes,  alors que les conversations reprenaient de plus belle, stimulées par le désir d’une nouvelle journée sans entraves, je perçus de manière aigue et avec une pointe d’amertume la solidarité entourant une existence nomade, et le naturel avec lequel il est possible de partager ses craintes et ses difficultés sans se connaitre . Je sentis aussi ce qu’elle nous avait transmis au fil des jours et qu’elle s’apprêtait à nous laisser (nous abandonner) en héritage. Seul un véritable guide pouvait faire naitre l’idée d’une route -sa brumeuse séduction. Voilà qu'à peine semé, le quart-vide fleurissait en chacun de nous comme les jeunes pousses transpercent l’aridité du sol pour surgir à nouveau à la vie. Elle était endurcie, nous étions assoiffés. Nous poursuivions, dans son sillage, le parfum de l’encens du Dhofar posé sur ses foulards.

*Voir Thesiger

30/05/2010

Athena nikè

Grèce2010.JPG

"Les civilisations ne produiraient-elles qu'une seule fleur et mourraient-elles ensuite lentement avec à peine quelques sursauts dans leur agonie? Comme d'autres grandes lueurs dans les ténèbres, la Grèce a connu son heure de grâce, une heure qui a épuisé sa sève. Restent les génies du lieu, ces minutes théatrales où la nature, la montagne, la mer nous révèlent les raisons d'une si extraordinaire efflorescence. Ce n'est donc pas le cadre qui a changé, c'est l'homme, le mauvais ordonnateur de son pouvoir, qui efface les traces de sa lente, et parfois glorieuse, ascension. Je n'oublie pas les moments où le soleil se couchant à l'ouest, derrière les montagnes du Péloponnèse, incendie le ciel et la mer, ces îles qui au cours de nos navigations apparaissent à l'horizon chargées de légende et de vie simple. Il suffit de quelques arbres acharnés à vivre, leurs racines aggripant la roche volcanique, d'une crique opalescente, d'un débris de colonne dans un site majestueux pour qu'on se sente non pas tiré vers le passé mais au contraire projeté dans l'avenir avec un fol espoir: puisque la terre a de ces beautés, veillons sur elle qui est notre trésor, et la Grèce est une de ses gemmes les plus précieuses, tout peut recommencer..."

Michel Déon 1988.

Source: Emeutes sur wordpress/ Exarhia (quartier étudiant d'Athènes )

13/03/2010

Etendue encore

Berg1.jpgLa montagne est un des rares endroits avec certains ports où l'esprit semble libéré et cesse de faire de cercles. Les mots s'écoutent sans les écrire et c'est encore mieux si l'accent étranger s'y prête... Berg procure un plaisir articulatoire supérieur à Montagne. Brot et Gabel se bousculent comme des enfants pour entrer dans le conte où l'on mange la maison prison d'angélique. Tisch, Tischh glisse en douceur sous la nappe du petit déjeuner pour passer entre les fers forgés de la porte vers l'invisible jardin tout enfoui tout endormi sous sa mousse. Le soir venu, Eis se brûle au fourneau où mademoiselle fait chauffer le vin dans des bols en faience et finit par fondre sous un pull de laine. La neige réunit par nature l'imaginaire (une profonde féerie) et la réalité.

20/02/2010

Etendue

Après un diner, elle roule une cigarette à la vanille. C'est très lent, ça se regarde en penchant la tête vers elle et vers la nuit qui s'avance, c'est lent mais pénétrant : j'ai beau remuer, le moment est pris et colonisé par petites touches de matières. La décomposition pure, anatomique, de ses gestes et la promesse des substances. La toile froissée d'un cerf-volant miniature qui atterrit entre ses doigts. Torsion et craquements de la feuille. Ni trop secs ni trop sonores. De la paille qui retrouve l'air libre puis s'échappe en toupet. Toupépartout sous le ciel bleu de Virginie. Il fait beau là. Marcher sur le sol après les récoltes en chemise de lin et mains nues. Pieds nus. Cool. Ces flammèches d'odeurs suaves qui s'échappent du crin vanillé, en brassées, échevelées. Echevelée la zone de combustion. Quand les franges se mettent à bruler, vous vous sentez rapidement concernée. Par la flamme en mouvement le long des ( par la joie d'une perversion) mains qui vous la tendent, par le parchemin des lèvres sous la chaleur, par l'échange de bons procédés, par la sensation d'un effondrement repu d'étincelles, par le dynamitage des étincelles elles-mêmes! Pourquoi cette cigarette me suggère-t-elle après coup une telle débauche d'effets ? Mystère. Puis je le tiens, c’était tout simple. Par métonymie, c'est bel et bien son corps.

05/12/2009

Mythe poli

14_EO_1641.jpgBarthes écrivait que « l'usure des mythes se mesure à l'arbitraire de leur signification », et l'illustrait par cet exemple « tout Molière dans une collerette de médecin ». Passés au papier de verre de la communication publicitaire, la vitesse d'usure des mythes s'accélère et l'histoire a du mal à les renouveler, il faudrait constamment en élire de nouveaux au pas de course.

Jour après jour dans cet endroit enchanteur, on répète l'histoire d'un mythe occidental: tout le luxe dans une femme. Pour le perfuser, des milliers de signes sont bons à prendre. Tout le luxe dans un ikebana installé face au mur laqué à l'encre marine, ses deux fleurs écartées par un calcul savant semblent s'attirer d'un même désir diaphane. Une vue qui se déplie loinloin, un patio moquetté de perle. Sobriété de surface, tout le luxe dans cette retenue qui en vérité fourmille d'intentions. Il y a aussi un blason. Le blason est le signe du mythe par excellence et je vois que vous le portez autour du cou.

Réunis comme un clan autour des braises d'un foyer très ancien, nous participons à l'échelle de nos petits moyens à l’entretien du mythe. Mais voilà la question qui gangrène la conversation: tous ces soins ne nous éloignent-ils pas de la véritable histoire ? La fable nourricière, dégraissée des artifices de la communication. Entendez la passion d'une femme qui a choisi un mode de vie différent et qui en a inspiré tant d'autres depuis. Un jour, elle comprit qu'elle passerait son existence à tenter de dompter la nature pour en extraire des formes et des essences dans une transformation purement sensuelle et qu’elle finirait par tirer définitivement un trait sur la chair. Sexualité. Passion. Déformation. Création. Racontez cette histoire au lieu de me laisser parler un peu à contrecœur de choses que vous connaissez déjà. Aussi beau que soit le mythe que vous servez, il sera bientôt hors d'atteinte sans cette cure de jouvence. Il sera gravement en danger. Guetté par l’arbitraire.

« Je pourrais distribuer des sourires. Vous ne savez pas à quel point vous êtes notre récréation». Ah mais  venant d'une femme qui porte un tel fardeau, nous sommes tous prêts à accepter cette forme parfaitement motivée de désobligeance.

28/06/2009

Androne

Space2.jpgL'irisation du pare-brise de l'hélico découpe le soleil en particules colorées assorties à la barrette des uniformes. Tout est si net, la réalité a l’air si bien découpée : rien ne papillonne ni ne vacille. Seule la lumière, extensible, déborde du cadre : elle se galvanise de nouveaux tons chromatiques. Des harmonies comme qui dirait ronflantes, dérivées d'une gamme secrète issue de toutes les machines qui nous cernent et se reflètent entre elles. Les couleurs métalliques ( gris acier, nickelisé, gris cendres, gris taupe, ardoise, gris chatoyant, plombé, graissé..) naissent des machines et nous échouons à les nommer. Il faudrait qu’elles le fassent à notre place. C'est une subtilité propre au langage qui m’enfièvre mais dont il est inutile de discuter ici. Le drone vert-de-gris en équilibre sur sa catapulte se fout du découpage des signifiants dans le ruban de la réalité mécanique, c’est un drone d’observation, il est là pour observer. Elle, sérieure, concentrée (uniforme jalousé, bardé de signes attrayants) est là pour expliquer comment ça marche et nous nous taisons. Les drones peuvent aussi être tactiques, stratégiques, combattants. Excusez du peu.

Pendant le déjeuner calibré comme un rouage, je pense à toutes ces observations que les drones observateurs ne communiqueront pas (jamais?) à leur base et à leurs inépuisables variantes:   j'envoie les coordonnées du champ de coquelicots, du dernier banc de thon rouge, de l'Atlantide, de l'allée des baleines, de l'ovni survolant tougounska, j'ai agrandi le territoire accessible (emphase), j'ai ramené quelques sympathiques images (litote), de formidables images du terrain des opérations ( hyperbole), nous avons perdu les images et le satellite avec. Que faire du trop plein d' images !?  j'ai rempli ma mission et j'ai un bon bilan. Me voilà démobilisé.

 

Bel été à toutes et tous